Apprendre, transmettre et enseigner la théorie. Les sciences humaines au niveau universitaire. 

Il est unanimement reconnu que lorsqu’on suit un cours de calcul en mathématiques, à la fin on sait calculer; lorsqu’on suit un cours de dessin industriel, à la fin on conçoit des projets; lorsqu’on suit un cours d’informatique, à la fin on manie toujours mieux l’ordinateur.


Nous nous demandons quelle est la finalité d’un cours de théorie (en sciences humaines), quel est son résultat immédiat, où il mène ? Pourquoi prendre la responsabilité d’un tel cours et comment la gérer ? Comment transmettre la théorie, comment intégrer l’exigence de l’inter, pluri, trans disciplinaire ? Comment manier les nouvelles technologies, leur usage concret dans ce type de cours ? Quelle est la place des affects dans l’apprentissage de la théorie, notamment dans le cas de l’art, sachant que  l’art n’invite pas à une simple connaissance intellectuelle, mais à une implication affective aussi. Finalement, quel profit effectif tirent les étudiants en suivant un tel cours, et plus précisément quel profit effectif tirent les étudiants en suivant notre cours de théorie ?


Un nombre impressionnant d’ouvrages définit la théorie, l’art ou l’histoire de l’art, la littérature, la traduction alors que le processus réel de sa transmission dans les cours (obligatoires dans tous les programmes de sciences humaines dès le premier cycle universitaire), ce processus de transmission se voit à peine effleuré.

 

Notre position privilégiée de doctorant et de professeur en formation à la fois, nous offre l’occasion unique de créer un pont entre pédagogie et didactique, et entre enseignement et apprentissage. En ayant à peine fini nos propres séminaires où nous étions étudiants devant nos professeurs, nous sommes appelés à prendre la charge des cours où nous devenons professeurs devant nos étudiants. Il est donc légitime, voire nécessaire de s’intéresser particulièrement à cet aspect lié à la pédagogie.

 

Le groupe doctoral et postdoctoral « Penser la théorie » offre un contexte des plus appropriés pour cette entreprise qui élargir ainsi l’espace d’étude de la théorie.

 

Nos projets immédiats :


Ø  L’ouverture d’un cyberespace de réflexion et de discussion sur notre site, espace réservé uniquement à cet axe. Sous la rubrique « Forum », nous invitons nos collègues à s’exprimer, à témoigner de leurs expériences d’enseignement, de leur première expérience, marquante, parfois… Nous y posterons aussi une liste bibliographique pluridisciplinaire avec des références visant l’enseignement ou l’apprentissage de la théorie dans plusieurs domaines de sciences humaines. Cette liste est ouverte, nous vous invitons à la compléter au fur et à mesure. ¸

Ø  La réalisation, lors de l’atelier mensuel du juin 2009, d’une présentation à ce sujet. Nous bénéficierons de l’apport de notre collègue Hasnaa Kadiri, Ph.D Traduction UdeM dont la thèse de doctorat aborde l’enseignement et l’apprentissage de la théorie.

Ø  La réalisation d’un ouvrage collectif au sujet de l’enseignement de la théorie. Cet ouvrage prendra la forme d’un recueil d’entretiens réalisés avec des professeurs expérimentés. La forme du dialogue privilégie l’échange entre maître et élève des domaines des études littéraires, de la traduction, de l’histoire de l’art, du cinéma et des nouveaux médias, de l’étude et de la pratique des arts et des lettres modernes. Cette entreprise nous permettra d’assembler plusieurs points de vue provenant des territoires différents : des universités montréalaises, québécoises, canadiennes, mais aussi françaises et américaines. La pratique de la théorie est différente dans chacun de ces domaines et pays.

 

Cette liste de projets sera développée au long de l’année. Pour toute information supplémentaire, veuillez vous adresser à Mirella Vadean mavadean@alcor.concordia.ca

 

 Bienvenue sur le site du Groupe de lecture "Penser la théorie"